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Interview de Elyès Fakhfakh, ministre du Tourisme (1/2): «La destination Tunisie est incontournable dans le portefeuille des distributeurs»

Publié le lundi 12 mars 2012 lu 9328 fois
 Interview de Elyès Fakhfakh, ministre du Tourisme (1/2): «La destination Tunisie est incontournable dans le portefeuille des distributeurs»

Interview de Elyès Fakhfakh, ministre du Tourisme (1/2): «La destination Tunisie est incontournable dans le portefeuille des distributeurs»

 • « l’Islam tunisien a toujours été tolérant et modéré; Ennahdha n’est autre qu’un parti conservateur » 

«Les groupuscules extrémistes comme les salafistes ou les néonazis existent dans toutes les démocraties »  
 
Au cours d’une rencontre avec Elyes Fakhfekh , ministre du tourisme, ce dernier s’est prêté volontiers à toutes nos questions et n’en a éludé aucune .
Au contraire, il nous a même gratifié de digressions qui en disent long sur sa lecture de la situation politique et sociale dans le pays.
Interview exclusive et all-inclusive d’un ministre qui semble adorer son portefeuille et qui n’a pas mis beaucoup de temps pour en explorer le contenu.
 
 
TourisMag : Monsieur le ministre, quels sont vos objectifs pour l’année 2012 ?
Elyes Fakhfekh : Notre objectif pour l’année 2012 c’est de travailler, de travailler, de travailler et d’expliquer, de se déplacer, d’inviter et de rassurer le maximum de personnes et de mener des actions concrètes sur le terrain. Avec tout ce travail , si la situation sécuritaire reste dans l’état actuel ou s’améliore ,je pense qu’on peut capitaliser les signaux positifs et se rapprocher des chiffres de 2010 en 2013. Pour cette année, il n’est  pas exclu qu’on fasse un grand saut dans cette direction..
 
Qu’est ce qui explique votre optimisme  dans la capacité de  l’industrie touristique tunisienne de retrouver ses niveaux de 2010 ?
C’est moins de l’optimisme que du réalisme dans la mesure où notre destination est devenue nécessaire pour l’équilibre du portefeuille des TO et des distributeurs. Nous sommes dans un contexte commercial qui rend la Tunisie indispensable pour ces derniers. L’Egypte et la Tunisie permettent aux TO de construire des offres diversifiées et adaptées à toutes les bourses .Tous les TO attendent que la situation se stabilise chez nous et c’est ce qui est arrivé. En Tunisie, la situation est meilleure que dans des destinations concurrentes.
Ne perdons pas de vue que grâce à ce qui s’est passé l’année dernière, la Tunisie a eu un coup de pub qu’aucun événement ou agence de communication n’aurait pu réaliser. Comme en rugby, c’est à nous de transformer cette opportunité en but concret. Aujourd’hui, la Tunisie génère un écho très favorable. La Tunisie, c’est la révolution mais elle est plus que ça .C’est un pays où il fait beau toute l’année avec 300 jours d’ensoleillement, c’est des plages magnifiques de sable fin, c’est un patrimoine civilisationnel extraordinaire .Tout cela donne un crédit communicationnel supplémentaire que nous devons exploiter. Maintenant, j’avoue que tout est fragile, très fragile et qu’il faut savoir conserver les acquis positifs de la situation actuelle 
 
Si le coup de pub  de la révolution est positif, qu’en est il du coup de pub négatif des Salafistes avec leur velléité de violence qui fait la une des médias étrangers ? Comment, en tant que ministre du tourisme, comptez vous réagir par rapport à cette réalité ?
D’abord, nous devons être conscients de la vraie situation pour lui donner sa véritable dimension. On doit vérifier si en Tunisie, sur 90% du territoire, on se sent en sécurité ou non. On doit dire que même s’il y a quelques dérapages de salafistes, quelques sit-in, on ne doit pas faire comme si tout le pays était à feu et à sang. Ce qui se passe parfois chez nous arrive souvent ailleurs. En France et plus particulièrement à Paris, on assiste en moyenne à cinq manifestations par jour.
 
Mais ça reste toujours pacifique. Pour l’Occident, l’image d’un salafiste fait l’objet d’une autre grille de lecture.
 C’est pour ça qu’il faut expliquer et montrer la place géographique de  la Tunisie par rapport à la Lybie et la Syrie et éviter les amalgames. Il faut aussi expliquer l’Histoire de la Tunisie qui a engagé des réformes depuis 150 ans .Aujourd’hui ,un vent de liberté souffle sur la Tunisie , exploité par les  groupuscules des salafistes qui restent malgré tout des tunisiens. Il faut les accepter même s’ils ont fait un choix fondamentaliste. S’ils respectent la loi, ils ont toute leur place dans le paysage politique et social du pays. S’ils font preuve de violence, ils tomberont nécessairement sous le coup de la loi. Tout le monde essaie de se positionner. Peut être que nous et les médias exagérons un peu leur nombre et leur poids dans notre société ?
Quand vous évoquez la presse internationale, il s’agit  plutôt de la presse française qui a toujours été plus proche de nos réalités pour des raisons historiques. Elle est en contact constant avec la presse tunisienne et couvre en direct ce qui se passe chez nous. 
Par contre, la presse allemande, anglaise ou italienne ne développe pas beaucoup ce thème du salafisme et ne focalise pas sur ce phénomène. 
J’ai rencontré dernièrement les ministres français ,allemands et italiens des affaires étrangères, je me suis réuni avec des commissions parlementaires allemandes et hollandaises ainsi qu’avec un grand nombre de journalistes .Tous demandent à comprendre la situation ainsi que les options et les orientations du parti islamiste au pouvoir. Je leur explique que ce parti a gagné des élections transparentes et qu’il y a lieu de ne pas mettre dans le mot islamiste tout et n’importe quoi. J’explique que l’Islam tunisien a toujours été tolérant et modéré; Ennahdha n’est autre qu’un parti conservateur, que l’école théologique tunisienne est une école réformiste depuis le début du siècle. (les oulémas tunisiens sont à l’origine du Code du statut personnel (CSP) adopté en 1956 et qui abolit la polygamie et la répudiation, NDLR) 
La Tunisie a des acquis en terme de  modernité. Personne ne pourra plus remettre en question le statut de la  femme et toucher aux libertés des personnes. Maintenant, qu’il y ait un groupe de salafistes et que dans ce groupe, il y ait un sous groupe de jihadistes , est-ce que ce dernier groupe va changer le comportement de 10 millions de tunisiens?
Il n’y a pas de quoi lui réserver la une de la presse et des médias. Ce groupe ne met pas en cause la stabilité du pays et encore moins le tourisme. C’est pourquoi, il nous faut relativiser les choses et ne pas succomber à cette forme de dépression et de peur généralisée. Il faut rester vigilant, condamner et appliquer la loi en cas de dépassement. On doit donc expliquer aux médias la vraie facette de la Tunisie faite de modération, d’ouverture, d’accueil et de joie de vivre. L’agressivité est le fait d’une minorité. Les groupuscules extrémistes comme les salafistes ou les néonazis existent dans toutes les démocraties. Les néonazis allemands sont encore plus agressifs et ils vivent pourtant dans des pays démocratiques. Dès l’instant où on respecte la loi, il y a de la place en Tunisie pour tout le monde : les croyants modérés, les salafistes, les athées …Les tunisiens restent attachés à leur racine, à leur culture, à leur religion.
 
D’accord, vous avez convaincu la journaliste que je suis, mais comment comptez vous convaincre  les autres à l’étranger et communiquer à grande échelle ?
J’ai diné dernièrement avec l’ambassadeur d’Allemagne en présence de Rafik Abdesslam et on a parlé de ça comme ça, en expliquant ce qu’est la Tunisie, les orientations de son gouvernement, nos acquis et notre réformisme depuis 1850, et que le fondamentalisme est le fruit des années de répression et de misère. Notre objectif est de restaurer la confiance et de créer des emplois. La Tunisie est à l’abri des thèses extrémistes. Si le tourisme fonctionne chez nous c’est parce que le tunisien a toujours été ouvert, qu’il soit du nord ou du sud. On nous reconnaît des qualités d’accueil et d’hospitalité introuvables ailleurs. 
Le tunisien a toujours été au contact des civilisations. Il met de coté ses convictions et ses croyances et reste très ouvert aux autres, même s’il n’en parle pas la langue. Le tunisien parle avec le sourire et c’est ce qui marque les gens .C’est ainsi qu’au delà de son aspect économique et social, le tourisme comporte  une dimension culturelle indéniable .Quand les touristes manquent à l’appel, les tunisiens le ressentent.
 
On a beau dire que les TO ont besoin de la Tunisie et qu’ils ne peuvent s’en passer, il n’en demeure pas moins que c’est le touriste final qui décide en dernier ressort sous le conseil parfois défavorable de l’agent de comptoir. Que comptez-vous faire par rapport à cette réalité ?
C’est vrai qu’en 2011, la situation était instable et qu’il y avait une guerre civile à nos frontières. Aujourd’hui, rien ne justifie ces inquiétudes et ces appréhensions sécuritaires .La situation est sous contrôle .Nous avons un gouvernement légitime et les hostilités ont cessé à nos frontières, et ce n’est pas parce qu’une seule agence a déconseillé la Tunisie qu’il faut généraliser.
 
Il ne s’agit pas d’une seule agence ?
J’ai fait ma petite expérience et j’ai visité 3 agences à Paris et quand bien même l’échantillon n’était pas représentatif, trois agences sur 3 recommandent la Tunisie en insistant que la situation y est redevenue très normale. Je pense, d’ailleurs, mener une enquête par téléphone pour sonder une quarantaine d’agences pour connaître les vraies tendances de ventes et les conseils des agents de comptoir.
Les professionnels et les médias tunisiens ont aussi un rôle à jouer dans cet effort de communication sur la normalité de la situation chez nous .Sans brosser un tableau idyllique, il faut décrire la réalité objective de la situation. Il faut aussi développer ce qui s’est fait de positif depuis la Révolution .Des choses extraordinaires ont été réalisées. Le monde nous regarde avec admiration et découvre comment ce petit pays est en train d’inventer quelque chose qu’on n’a jamais vu auparavant. En moins d’un mois, il change de régime avec un minimum de victimes alors qu’ailleurs ils ont atteint des milliers .Il élit une constituante et ouvre les portes à une société civile dynamique et à un multipartisme foisonnant. Nous ne devons pas être difficiles avec nous-mêmes. Aujourd’hui, les radios, les chaines de télévision, les journaux électroniques et la presse écrite sont  libres .Tout cela fait que nous restons confiants et optimistes pour la saison. Tout va se normaliser petit à petit .Plus nous positivons, plus le touriste le ressentira .Rien ne vaut le vécu direct de la sécurité .Rien ne vaut le bouche à oreilles et le conseil d’amis. Aujourd’hui, de retour de vacances tunisiennes, les gens ont envie de raconter leur formidable expérience à leur famille et dans leur entourage professionnel. Il reste évident que s’ils développent un avis négatif, les conséquences seront désastreuses .Nous devons tous, administration ,professionnels , médias et opérateurs para hôteliers participer à la transformation des essais en buts concrets .Il s’agit d’une boucle de services , de l’aéroport à l’aéroport. La situation sécuritaire n’est pas idéale mais elle mérite la note de 8 sur 10.Il ya pire ailleurs comme en Israël , par exemple, où le pays est en guerre . Pourtant les touristes n’arrêtent pas d’y aller.
 
Concrètement, comment allez-vous procéder ?
Eh bien, en invitant des journalistes, des leaders d’opinion, de décideurs, en étant présents partout, sur les médias, sur les marchés. Nous avons augmenté notre budget de promotion .Nous pensons mener des campagnes mieux ciblées et plus intelligentes .Nous allons organiser des évènements de taille à partir du mois d’avril en Tunisie et à l’étranger. Voilà ce qu’on va faire.
 
En termes d’événement, y a-t-il quelque chose de nouveau et de concret ?
Nous avons pris des contacts avec les autorités culturelles et certaines régions françaises pour définir les programmes et les budgets .Les évènements seront d’ordre sportif, culturel et musicaux pour montrer que la Tunisie a retrouvé la vie normale et qu’on est capable d’attirer des gens de qualité à travers des évènements de qualité.
Dernièrement, nous avons réuni les TO partenaires de notre destination et un message leur a été délivré au plus haut niveau par le président du gouvernement .L’impact a été réel puisqu’ils sont partis rassurés. Le timing du mois de février pour cette opération est d’autant plus opportun qu’il  correspond à des moments de prises de décision stratégiques en terme de programmation des futures saisons .Nous sommes dans l’action.
 
Parlons d’évènements. Qu’en est-il du festival de Tabarka ?
Demain, je me réunis avec  un organisateur pour en discuter. Le festival de Jazz intéresse, en fait, les ministères du tourisme et de la culture. Nous travaillons en toute  complicité et partageons la même vision. Ce festival doit retrouver son prestige des années 2000-2001. En plus de leur valeur en tant que signaux de normalité dans notre pays, les événements du type festival de jazz à Tabarka ou Jazz à Carthage doivent servir de prétexte commercial en vue d’attirer une nouvelle clientèle .En matière de festivals, il nous faut être pragmatiques et efficaces. Il ne suffit pas de donner des subventions. Il faut en assurer une couverture médiatique conséquente et une diffusion numérique convenablement ciblée. Grâce aux réseaux sociaux, on peut toucher le subconscient des consommateurs et diffuser une image aussi séduisante que convaincante.
 
Que pensez vous de la nécessité d’avoir un super ministre du tourisme capable de vaincre la bureaucratie ambiante et de coordonner son action avec les autres départements ?
Le gouvernement est déterminé et  conscient qu’il y a encore beaucoup de bureaucratie .Mais cette bureaucratie a servi car si nous avons réussi notre processus révolutionnaire c’est grâce à 3 piliers : la jeunesse tunisienne, l’armée qui a protégé le pays et l’administration qui a joué un rôle fondamental dans la continuité de l’état, une administration qui a ses procès et ses ressources humaines. Le problème c’est qu’elle souffre de beaucoup de bureaucratie et de centralisme. A cela, s’est ajoutée une couche d’insécurité. C’est aujourd’hui un monstre sclérosé. Entre la décision et l’exécution, il faudrait qu’il se passe un mois et non six mois. La coordination interministérielle et la décentralisation doivent  être plus réelles et plus efficaces.
La problématique que vous posez est plus une question d’outils inexistants ou défaillants que de super ministre. Je pense qu’il faut plutôt travailler sur les méthodes et les hommes .Tout le gouvernement en est conscient .Il faut servir le pays de la manière la plus rapide possible. Les procèss décisionnels actuels ne permettent pas de passer à l’action avec la célérité souhaitée.
 
Vous semblez faire un focus sur le marché français .Il est vrai que ce marché vient en tête avec 1.400.000 entrées en 2010 mais le marché allemand en terme de nuitées et de recettes en est très proche La durée moyenne de séjours des français n’est que d’une semaine, celle de l’allemand est de 11 jours.
Le marché allemand est évidemment très important. Notre effort promotionnel sur les deux marchés est pratiquement le même. Certes, nous maintenons la pression sur les marchés français et allemands mais nous visons en même temps une présence plus forte sur les marchés potentiels tel que la Russie. Le marché allemand est aussi important pour nous que le marché français .Mes rencontres avec les officiels et les professionnels sur ce marché le prouvent. Notre objectif est de revenir au million de visiteurs  et la partie allemande  affiche une réelle volonté de   soutenir l’économie tunisienne et de faire du tourisme l’axe central de nos relations économiques.
 
Quels sont vos objectifs pour le marché russe ? 
On a atteint 180.000 entrées russes en 2008 et cette année on a enregistré  une baisse de 20%. 160.000 clients c’est rien du tout par rapport à un marché qui génère  5 millions d’entrées à la Turquie et 2 millions et demi à trois millions à l’Egypte. On peut améliorer notre part du marché russe à condition d’améliorer toute la logistique en terme de connexion aérienne, de promotion et de facilités de toutes sortes.
 
Ne pensez vous pas que nous avons une opportunité à saisir compte tenu de la situation sécuritaire en Egypte et de notre compétitivité par rapport à la Turquie ? Surtout que les russes subissent moins la pression médiatique défavorables que connaissent certains marchés européens comme la France ? Qu’en est-il de l’Open Sky ?
C’est ce qui explique que la baisse a été moindre qu’ailleurs .La connexion aérienne est fondamentale d’autant que la Russie est un véritable continent. Les départs pour la Turquie ou pour l’Égypte s’effectuent au départ de 34 aéroports. Aujourd’hui avec les vols de correspondance via Moscou, on met  10 heures pour arriver en Tunisie parce qu’on ne dispose que de deux vols directs hebdomadaires au départ de Moscou. TunisAir a ses contraintes de flotte et l’Open Sky exige une démarche  réaliste. La détermination et la volonté des ministères du tourisme et du transport sont  réelles. Tout  était planifié pour cette année mais entre temps, il y a eu une révolution et la nécessité de prendre en considération les intérêts de la compagnie nationale qui doit être préparée à l’impact de l’Open Sky. A cet effet, nous avons dû élaborer une nouvelle feuille de route pour une mise en œuvre  au plus tard en 2013.
 
Mais là, vous protégez une compagnie nationale qui emploie 8000 personnes au détriment de tout un secteur qui génère plus de 400000 emplois directs et indirects. Le cas du Maroc avec la Ram est éloquent à cet égard.
Je connais bien le Maroc et celui qui a géré le dossier de l’Open Sky marocain est un ami .Les études  ont mis plus de quatre ans avant d’aboutir à la finalisation du projet. Les résultats en sont mitigés .Donc, notre philosophie n’est pas de protéger le pavillon national à tout prix mais d’éviter de massacrer ce qui existe. On doit trouver un compromis .Tunis air doit s’inscrire dans une logique globale d’ouverture du ciel tout en se spécialisant. Selon un expert de la banque mondiale, un processus d’ouverture du ciel demande 12 à 18 mois d’études et de négociations.
 
Venons-en à cette facilitation de visas pour les saoudiens. Comment pensez vous adapter l’offre tunisienne aux attentes spécifiques de cette clientèle ?
Les saoudiens voyagent beaucoup, vont en Europe  et en Asie et notre produit peut les attirer. Ils veulent venir en familles en général et ne sont pas motivés par les séjour balnéaires .Ils cherchent l’animation pour les familles et les enfants, la diversité des restaurants, des malls pour le shopping que nous n’avons pas .Mais nous avons des paysages, un patrimoine culturel et des témoins phares de la civilisation musulmane comme la Zitouna ou Kairouan. En plus, ce qui caractérise la clientèle moyen orientale c’est leur intensité de départs en vacances durant une même année. C’est pour cela qu’il faut faciliter les visas. En Europe, il semblerait que seulement 30% de la population dispose d’un passeport en cours de validité. Les mêmes facilitations de visas devraient être accordées aux ressortissants des pays de l’Europe de l’Est, de l’Ukraine de la Chine .Quand on cherche à développer le tourisme, je pense qu’il ne devrait pas y avoir de restrictions. Je ne mets pas la réciprocité comme une condition idéologique.
 
D’après vous les maux du  secteur ont  besoin d’un cachet d’aspirine ou d’une grosse opération chirurgicale ?
Je crois qu’il ne convient pas d’adopter une telle vision manichéenne. Ce qu’il faut, c’est une grande vision stratégique de développement. Le secteur a des symptômes structurels mais son état n’est pas alarmant pour autant. Les maux sont multiples mais notre tourisme est capable de les surmonter car il compte un demi siècle d’expérience à son actif. Le problème est que nos concurrents n’ont pas cessé d’évoluer alors que nous nous sommes contentés de rester sur nos acquis.
 ...à suivre

Propos recueillis par Donia Hamouda

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