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Le Grand Tunis

Publié le lundi 29 novembre 2010 lu 14681 fois
Le Grand Tunis

Le Grand Tunis

TunisLe centre capital


(Tunis-Ariana-Manouba-Ben Arous-Zaghouan)

 

 


La région tunisoise englobe, outre la ville et le gouvernorat de Tunis à proprement parler et ceux, limitrophes, de l’Ariana, de la Manouba, et de Ben Arous  qui en constituaient les banlieues nord, ouest et sud, ainsi que celui de Zaghouan, son prolongement naturel auquel il est relié par ce « cordon ombilical » qu’est l’aqueduc romain qui alimentait la capitale en eau potable venue des sources du jebel Zaghouan.
C’est une super agglomération et un arrière-pays agricole qui couvre une superficie de 5.249,8 km² pour une population de près de 2,5 millions d’âmes.
C’est le cœur battant du pays où se concentrent l’essentiel des richesses économiques, culturelles et civilisationnelles de Tunisie.
 
Tunis est la capitale du pays depuis le XII° siècle. Sa voisine, Carthage, le fut en premier, dès le IX° s avant J.C. tandis qu’Utique, à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale a été l’une des toutes premières cité fondées par les Phéniciens sur la côte africaine au XII° s av. J.C. Depuis, et hormis  une parenthèse d’un peu plus de trois siècles entre le VII° et le XI° siècle, cette région a constitué le centre de gravité du pays.
 
Tunis occupe une position stratégique, au sommet d’un piton (la Kasbah) et au fond d’un golfe défendu, côté mer, par le promontoire de jebel El Manar (Sidi Bou Saïd) et, côtés intérieurs, par trois lagunes.
 
Une très  forte urbanisation qui a fait essaimer les cités caractérise cette région depuis la plus haute Antiquité. Grandes ou petites, citadines ou rurales, elles ont à un moment ou un autre été de véritables foyers de culture, de sciences et de spiritualité et ont rayonné tour à tour ou concomitamment sur la région et sur le pays. Elles portent  toutes, à des degrés divers de conservation, les témoignages physiques de leur gloire passée.
 
Les infrastructures en matière de transports, d’hébergement et de communications font de cette région un pôle touristique à la vocation retrouvée après un délaissement de quelques décennies au profit exclusif du balnéaire. Aéroport international, ports pour voyageurs et marchandises ou de plaisance, réseau routier dense et adapté au flux croissant de la circulation, moyens de transports modernes et variés, hôtellerie de ville, maisons d’hôtes ou gites ruraux, campings, zone touristique en plein essor sur les côtes nord. Tout est là pour assurer des services de standing international.
 
La découverte du patrimoine matériel et immatériel de la région, qu’il soit d’ordre naturel ou civilisationnel, peut être prise en charge par des opérateurs professionnels qui peuvent confectionner des produits standard ou sur mesure ; elle peut également être planifiée par soi-même. Elle conduira sur des sites naturels tel le parc naturel national du jebel Boukornine, avec une faune et une flore  d’une immense variété et d’une très grande richesse. Idem pour celui de jebel Zaghouan. Ces deux parcs sont dotés d’écomusées. Elle mènera aussi sur des sites archéologiques et historiques prestigieux ou moins connus mais tout aussi captivants : Carthage, bien sûr, ou Utique, mais aussi Uthina (Oudhna), Thuburbo Majus, ou le Temple des Eaux au bout des aqueducs romains.
 
Sur un rayon d’une cinquantaine de kilomètres les cités historiques de cachet arabo-musulman sont légions, même si nombre d’entre elles ont perdu tout ou partie de leur allure originelle. La Marsa ou Sidi Bou Saïd ou encore l’Ariana en banlieue nord. Le Bardo ou la Manouba, à l’ouest. Zaghouan, au sud. Sans parler de l’ambiance très méditerranéenne des stations balnéaires de la Goulette au nord de Tunis  ou Hammam-Lif sur son flanc sud ou des cités rurales, telle Kalaât-el-Andalous. Signalons, pour finir, les petites localités berbères de Zriba Haut (aujourd’hui village fantôme) et de Jéradou (toujours habité).
 
La médina de Tunis, évidemment, se taille une place à part. Classée sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité, elle est l’une des plus vaste et des plus belles du monde arabo-musulman, en dépit des injures qu’elle a subies des décennies durant au titre de « vieillerie » et auxquelles il vient d’être mis fin grâce à un vaste programme de réhabilitation et de mise en valeur. Un premier circuit touristique qui englobe plusieurs rues de ses quartiers nord vient d’être inauguré. D’autres sont en cours de réalisation sur l’aile sud de la ville. La ville « européenne » érigée vers la fin du XIX° s et aux débuts du XX° s comprend elle aussi de véritables joyaux architecturaux, tant dans le bâti sacré que profane : la cathédrale St Paul, l’église orthodoxe grecque et des immeubles style art déco ou arabisance éparpillés en différents endroits.
 
Si ces quartiers constituent de véritables musées de plein air, la région n’en accueille pas moins des musées classiques dont le plus prestigieux est celui du Bardo qui vient d’être rénové et qui abrite d’immenses trésors, en particulier cette collection unique de mosaïques romaine qui font sa réputation dans le monde. Signalons également le musée national de Carthage, celui de Tunis (Dar Ben Abdallah), le musée de site d’Utique ou encore ceux, spécialisés, de l’Armée nationale, de la Monnaie ou de la Philatélie.
 
Dans ce domaine, l’initiative privée est de la partie qui entretient des espaces culturels : théâtres de poche, musées à thème, galeries d’art, cafés culturels, espaces d’animation culturelle, etc.
Au titre du patrimoine, signalons encore la cuisine traditionnelle. Toujours à l’honneur et connaît même un regain d’engouement.  Elle est raffinée et d’une grande variété, célébrée autant dans les gargotes des méandres de la médina que dans les nouveaux temples de la gastronomie qui lui ont dédié toute leur attention. La cuisine tunisoise se déguste en version « maison » (diârî), à base de recettes raffinées recherchées par les becs fins et en version « marchande » (soûqî), cuisine robuste des ouvriers loin de leur foyer. Délices garantis ici et là si l’authenticité est de la partie.
 
La cuisine traditionnelle de Zaghouan se distingue de son homologue tunisoise par la touche andalouse amenée ici d’Espagne par les réfugiés andalous aux XVII° et XVIII° s. Elle ne se consomme que chez les familles, la rue étant réservée aux grillades d’agneau réputées dans toute la région et aux pâtisseries traditionnelles que l’on vient chercher de loin.
 
La cuisine européenne ou celle « exotique », elles, sont célébrées un peu partout dans les quartiers modernes de la capitale ou en banlieue nord. Certaines enseignes ont acquis une grande notoriété en matière de cuisine française, italienne ou espagnole.
 
Dernier volet dans le patrimoine : l’artisanat. Les souks de la capitale en reflète les dernières expressions encore en cours (coiffures, voiles, tuniques, tissus divers, menuiserie, dinanderie, etc.) La campagne en recèle encore quelque trace parmi les objets utilitaires, notamment ceux en fibres d’alfa. Mais tous sont sur le déclin.

Au chapitre des loisirs, la région de Tunis n’a que peu de choses à envier aux grandes métropoles européennes, mais pour ainsi dire le tout est concentré en banlieue nord. Les enfants bénéficient de parcs qui leur sont consacrés un peu partout, en ville mais également dans la périphérie.

 

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