mercredi 26 juillet 2017 13h30

Promotion du produit touristique tunisien: de bonnes intentions... mais un manque cruel de fonds!

Publié le jeudi 16 décembre 2010 lu 8690 fois
Promotion du produit touristique tunisien: de bonnes intentions... mais un manque cruel de fonds!

Promotion du produit touristique tunisien: de bonnes intentions... mais un manque cruel de fonds!

•    L’instauration d’une taxe d’entrée  renvoyée aux calendes grecques !
Avortée une première fois en 2009 par des députés poussés dans le dos par des hôteliers qui avaient invoqué le prétexte fallacieux de la désaffection des touristes pour la destination Tunisie, l’instauration d’une taxe d’entrée destinée à augmenter le budget de promotion sur les marchés extérieurs a été de nouveau censurée cette année.


Si elle a prévu une majoration de la taxe appliquée aux établissements touristiques et restaurants classés (de 0,5 à 1 % du chiffre d’affaires global)  et celle appliquée aux agences de voyages de catégorie "A" (de 1,7 dinars à 2 dinars siège proposé par les moyens de transport touristique), la loi de finances 2011 est restée muette sur  la taxe d’entrée. 

L’article relatif à l’instauration de cette fameuse taxe a été  retiré in extremis de la loi de finance pour l’exercice 2011. Quelques mois auparavant c’est  Slim Tlatli, ministre du Tourisme, en personne qui avait pourtant  fait un plaidoyer pour l’instauration de la taxe.

Le ministre avait notamment déclaré: « Nous ne réinventerons pas la roue. Cette taxe est pratiquée chez nos concurrents comme l’Egypte qui l’a fixée à 15 dollars ou la Turquie (10 à15 dollars). La France applique une taxe de séjour dans les hôtels alors que le président des Etats-Unis vient de décider l’instauration d’une taxe similaire de 10 dollars payables aux frontières».


Que s’est-il donc réellement passé ?
Selon les indiscrétions,  un puissant lobby de professionnels aurait pesé de tout son poids afin de barrer la route à l’instauration de la taxe qui devait alimenter le fonds de la compétitivité touristique.  Motif : la nouvelle taxe contribuerait, selon ce lobby, à rendre plus chère la destination Tunisie en ces temps où la reprise de l’industrie tunisienne reste hésitante.

Pour de nombreux autres professionnels et experts, le renvoi de l’instauration de la taxe d’entrée aux calendes grecques constitue une double erreur de diagnostic. 

La première erreur : une fois convertie en euro, la taxe en question, dont la valeur est d’un seul  dinar par nuitée (0,52 euro)  devient insignifiante surtout que la durée moyenne de séjour  d’un touriste en Tunisie est de 7 jours. Nul n’ignore également que la destination Tunisie  se vend déjà à des prix très bas et qu’’il est aujourd’hui un secret de polichinelle que le budget alloué à la promotion de la destination est dérisoire. Ce budget est fixé à moins de 20 millions d’euros, soit à peine le prix de deux spots télévisés sur les chaines à forte audience.
A titre de comparaison, les budgets promotionnels déclarés officiellement de la Turquie, du Maroc et de l’Egypte dépassent largement les 150 millions euros.

La deuxième erreur provient du fait que cette taxe est appliquée en France depuis 1919 et au niveau de plus d’une douzaine d’autres destinations touristiques méditerranéennes depuis plusieurs décennies sans qu’elle  ne débouche sur une régression du nombre de visiteurs.

Espérons en tous cas que  la  loi de finances 2012 instaure enfin cette taxe  pour remédier au manque cruel de fonds destinés à la promotion du produit touristique national et contribuer à concrétiser les bonnes intentions qui se reflètent à travers l’étude stratégique sur le développement du tourisme tunisien à l’horizon 2016. Car sans une augmentation conséquente du budget promotionnel,  toutes les idées novatrices proposées par les professionnels dans le cadre de cette étude resteront des rêveries…..
 

Lire aussi

Zoom régions

 

Tourisme au pluriel

 

Escapades

Les Fondouks de Djerba

Les Fondouks de Djerba

Les Fondouks (caravansérails) sont de somptueux monuments historiques. Ces derniers régnaient...


Le lac d’Ofar et ses vestiges préhistoriques

Le lac d’Ofar et ses vestiges préhistoriques

Le lac d’Ofar dénommé El Bahr Esseghir situé sur le plateau sableux de Rass Taguermess....


SPA «Bains berbères » à Tamerza Palace: un hymne au bien être à la lisière du désert

SPA «Bains berbères » à Tamerza Palace: un hymne au bien être...

Un nouveau centre SPA très haut de gamme vient d’embellir davantage la vitrine des produits...


24 heures au Caire!

24 heures au Caire!

Déjà, dans l’avion affrété spécialement pour transporter les hôtes distingués de Koral...


 

Coup de coeur

Baïa Inspiring spa, un temple de bien-être médical unique en Tunisie

Baïa Inspiring spa, un temple de bien-être médical unique en...

Un nouveau né dans le monde du bien-être, un fleuron des Spa de luxe de la Méditerranée, un...


Tunisie: Bab Souika, ma mémoire

Tunisie: Bab Souika, ma mémoire

Bravant le froid, la pluie et la circulation, des amoureux de la culture et du patrimoine...


 

Revue de Presse

FlowersWay tisse sa toile entre les agents locaux du tourisme

Entre la nouvelle version du site web et un objectif de 300 000 visiteurs uniques par mois fi......


Palais des Congrès : le Chargé de développement commercial doit...

Quels métiers choisir ? Avec les fiches métiers de TourMaG.com, retrouvez toutes les...


Gros sièges pour obèses : une vingtaine de compagnies seraient...

Pas de communication officielle chez Airbus sur le sujet mais la presse internationale bruisse...


SNAV : un label « tourisme durable » dans les starting blocks

Après avoir réalisé le Livre Vert du tourisme, la Commission « Tourisme durable » du SNAV...